La légendaire station de ski française est bien connue des skieurs. Des vrais.
Est-ce dû à l’emplacement de la localité, tout au fond d’un val? À son caractère rural? À la majesté du massif alpin, qui l’étreint et incite à l’humilité? Je n’en sais trop rien, mais toujours est-il qu’en ce petit village de haute montagne qu’est Val d’Isère, point de frime, c’est l’authenticité qui prime! Groupées autour d’une belle église baroque, de robustes chaumières de pierre et de bois se fondent à l’environnement et contribuent à la vérité du patelin savoyard.


Créée en 1934 pour tirer le village de son isolement hivernal, la station s’est vite imposée sur la planète ski. Le champion olympique français Jean-Claude Killy, qui a grandi sur ces montagnes, y a remporté sa première victoire lors du Critérium de la première neige. Jumelé à Tignes, le domaine skiable s’appelle d’ailleurs Espace Killy en son honneur. Il compte deux glaciers et 300 kilomètres de pistes. Quelque 60 % d’entre elles ayant été tracées au-dessus de 2200 m, l’enneigement y est garanti.

Soit, la Face de Bellevarde, qui a accueilli les épreuves de vitesse masculines lors des Jeux d’Albertville, demeure mythique, mais la station ne s’adresse pas moins à tous les calibres de skieurs, Les Bronzés compris! (Le film-culte y a été tourné.) Ainsi, les amateurs de poudreuse s’ébrouent dans les bols du Fornet. En famille, on glisse à Solaise. Et pour vivre l’endiablé après-ski local, cap sur le bar La Folie douce, perché au-dessus de La Daille, à la jonction des domaines de Tignes et Val d’Isère.


Si la station attire les vrais skieurs, des habitués tels Johanne et Jean-François, deux résidents de la Rive-Nord de Montréal qui apprécient la diversité de ses pistes (veuillez consulter leurs itinéraires plus bas), elle comble tout autant les bons vivants. À pied, on se balade de bar à vin en bistro, et de boutique chic en pâtisserie (c’est miam chez le meilleur ouvrier de France, Patrick Chevallot!).
Au Fornet, on déguste des spécialités locales au chalet L’Edelweiss, accessible uniquement par les pentes. À l’heure du souper, les gourmets s’attablent à L’Atelier d’Edmond (deux étoiles Michelin) pour savourer une délicate cuisine du marché. Au pied de Bellevarde, ils se régalent aussi à La Table de l’Ours (une étoile Michelin), située à même l’hôtel Les Barmes de l’Ours. (En patois savoyard, une « barme » est une caverne.) En fait d’hébergement en mode « skis aux pieds », ce membre des Relais & Châteaux est une excellente option. Mais les vrais mordus de glisse qui voudraient vivre sur la pente devraient plutôt choisir de loger au luxueux Refuge de Solaise, niché à 2550 m d’altitude. Pour atteindre le sommet du bonheur, ils ne pourraient être mieux positionnés!













