Ferrari : Un homme et sa vision

Enzo Ferrari, qui était pilote pour Alfa Roméo, a cessé de courir à la naissance du premier de ses deux fils. Alfredo, surnommé « Dino », fut ingénieur mécanique et est décédé de dystrophie musculaire à l’âge de 24 ans. L’année de sa mort, en 1956, il a conçu, en collaboration avec Pinin Farina, une première Ferrari de route V6 avec un moteur arrière. On en avait déjà vu sur des voitures de course, mais c’était une première sur une voiture de route.

La même année, lorsque Dino l’a présentée à son père, ce dernier, qui a toujours privilégié la puissance d’un moteur devant l’aérodynamique d’une voiture, n’a pas autorisé que le logo Ferrari y soit apposé puisque c’était une six-cylindres. Pour Enzo, une Ferrari devait être équipée d’un moteur 12 cylindres. Ce n’est qu’en 1967 que la Dino fut lancée!

Ferrari Dino 1967
Bui Opto
Sotheby's
Ferrari 296 GTB

C’est le 24 juin dernier que Ferrari nous dévoilait une toute nouvelle voiture, la 296 GTB. Même si ce n’est pas la première chez Ferrari, il s’agit d’un grand pas vers l’électrification. C’est en quelque sorte une sculpture hybride. La grande surprise, c’est le moteur six cylindres écologique et surtout très performant, comme on peut s’y attendre! Un véritable tour de force, encore une fois, grâce à l’ingéniosité de l’équipe italienne, qui a réussi à ranimer la puissance d’un V6 inspirée de la Dino originale, en conjuguant respect de l’environnement et performances à la hauteur d’un V12.

Chose certaine, cette nouvelle voiture à l’architecture inspirée des années 60 – en hommage à la Dino et à la 250 LM – est conçue dans le respect de la génétique Ferrari.

Un bel hommage à Enzo et à son fils Dino, véritable précurseur. Ils en seraient assurément très fiers.

Je ne peux pas jurer que même en me donnant du mal, je serais devenu un grand pilote. Déjà, à l’époque, je ressentais un doute… Un doute raisonné parce que je savais qu’il y avait en moi un défaut en conduisant ma voiture : je la respectais. Alors que si on veut vraiment obtenir des résultats, il faut la maltraiter. Ce qui signifie passer les vitesses sans nécessité, dépasser le régime maximum du moteur, freiner sans vergogne; toutes des façons de faire contraires à mon idée de la voiture de course. Je conduis pour éprouver des sensations. Et j’ai besoin – c’est mon plaisir – de ressentir toutes ses réactions pour être en communion avec elle. Bref, j’étais incapable de faire souffrir une voiture. Cet amour, qui prenait dans mon inconscient une forme sensuelle et presque sexuelle, explique sans doute pourquoi pendant des années, j’ai cessé d’aller voir mes voitures courir. Les concevoir, les voir naître et mourir – parce que dans une course, elles meurent toujours même lorsqu’elles gagnent –, c’est pour moi trop d’émotions.

Enzo Ferrari

Portrait de M. Enzo Ferrari : Illustration Louis C. Hébert 

ferrariquebec.com

Partagez cet article
Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on pinterest
Share on email
Share on whatsapp

Vous aimerez aussi

Le futur a de l’avenir
Le futur a de l'avenir
When Dreams Come True
When Dreams Come True
Lancement de la McLaren Artura !
Lancement de la McLaren Artura !
Dévoilement McLaren Artura
Dévoilement McLaren Artura
Molteni & C
C&M Textiles