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Sarah Pepin

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Photo : Jean-Michel Seminaro

C’est alors qu’elle s’apprête à quitter la galerie Clearing pour se concentrer sur sa propre entreprise de consultation en art que Mixte Magazine a pu s’entretenir avec Sarah Pepin. Plutôt inconnue du public, Sarah fait partie de la relève du marché de l’art, et pas n’importe lequel : le marché de l’art international. Elle travaille régulièrement avec les plus grands artistes et les plus grands galeristes américains et européens.

Avant même sa formation en histoire de l’art, Sarah rêvait d’une carrière internationale. D’abord, elle rencontre Stéphane Aquin, alors conservateur de l’art contemporain du Musée des beaux-arts de Montréal, lors d’un stage. Une rencontre importante puisqu’il deviendra son mentor. C’est grâce à lui qu’elle fait la connaissance d’une autre personnalité importante de l’art contemporain : René Blouin; elle travaillera à ses côtés en tant que directrice adjointe durant cinq ans.

C’est en 2016 qu’elle réalise enfin son rêve : compléter sa maîtrise dans la plus grande maison d’enchères au monde. Elle mentionne : « Pour travailler dans le marché international de l’art, il faut sortir du Canada. » Elle déménage donc à New York et obtient son MBA à la Christie’s Education Art Law & Business, où elle a la possibilité de côtoyer les acteurs les plus influents du marché de l’art contemporain, ce qui lui ouvre toutes grandes les portes de New York et son marché international. « Ce qui est le plus important dans le milieu de l’art, c’est le réseautage. Christie’s, c’est une mine d’or pour les contacts. »

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Elle rejoint l’équipe de la galerie Clearing de New York. Là-bas, elle a la chance de travailler avec les plus grands artistes, dont les oeuvres font déjà partie des plus grandes collections internationales, telles que celles du MoMA, du Metropolitan Museum of Art et du Tate Modern (Londres), entre autres. Elle oeuvre aussi avec les plus grands collectionneurs privés et les grandes collections corporatives. Un parcours étonnant pour une femme qui a grandi au Saguenay ! C’est son père, qui, le premier, l’initie à la culture. Il lui fera découvrir l’exposition Jean Cocteau, l’enfant terrible au Musée des beaux-arts de Montréal en 2004. L’exposition est une révélation pour l’adolescente, forgeant définitivement sa passion pour les arts. Elle conserve d’ailleurs précieusement le catalogue de cet événement.

Le secret de Sarah, c’est sa facilité à entrer en relation avec les gens, et surtout sa capacité de transformer chaque rencontre en opportunité. On ne peut que constater la cohérence de sa démarche et de ses décisions en regard de sa formation et de sa carrière. On lui souhaite bonne chance pour la suite, alors qu’elle prévoit partager son temps l’an prochain entre Montréal, New York et Miami.


Sarah Pepin – e-mag

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