Inspirée par les éléments naturels environnants, cette maison est insérée sur un emplacement stratégique afin de préserver la végétation existante. Sa conception architecturale forme un tout harmonieux entre les espaces intérieurs et extérieurs.
Ce terrain très bien situé au bord de la rivière des Prairies est habité par des pins majestueux et des végétaux indigènes. Ici, la nature fait son oeuvre, complétée par quelques fragments de forêt boréale intégrés dans la cour intérieure et près de la piscine, tandis que le revêtement extérieur de la propriété fait écho à la couleur des aiguilles de pin qui parsèment le sol. « La brique choisie est très mince et très longue, pour renforcer l’effet d’horizontalité de la maison et de la rivière. Par endroits, le matériau est travaillé en résille de maçonnerie afin de créer des écrans ajourés novateurs », explique Stephan Chevalier, architecte-associé principal de la firme Chevalier Morales.


La propriété de plain-pied forme un carré parfait de 30 mètres de côté où chaque détail compte. Rien n’est ostentatoire dans ce concept; bien au contraire, la discrétion est de mise, comme en témoigne le garage double situé dans l’aile gauche, dont les portes sont imperceptibles quand on arrive de l’allée. Aussi, le grand vide de l’entrée sert de seuil de transition entre la nature et la demeure. Seul un cube vitré vient animer le bâtiment en brique, histoire d’ajouter un autre point de vue en hauteur. « Le petit cubicule en verre sert de salle familiale et donne accès à une terrasse sur le toit, mais tous les autres univers sont regroupés au rez-de-chaussée », poursuit Stephan Chevalier.
Le grand espace intérieur est à aire ouverte sans en avoir l’air, grâce à la fragmentation des pièces entre elles ainsi qu’aux volumes du foyer et de l’escalier. Ce dernier, composé d’une structure en acier suspendue à des tiges de laiton, représente une véritable prouesse sculpturale et démontre l’aspect qualitatif de l’endroit. La présence d’éléments en bois clair, dont le plafond, assure une atmosphère apaisante et chaleureuse, tandis que le plancher en terrazzo évoquant le style des années 60, cher aux propriétaires, uniformise les lieux.


On a pris certaines des qualités organisationnelles des habitats mid century, mais on a actualisé le style pour obtenir une maison des années 2020 correspondant mieux au mode de vie actuel.
Stephan Chevalier, Architecte
L’architecte a réinventé le style des années 50-60 en jouant sur la qualité de la lumière et la transparence des espaces entre eux, mais il a repris l’un des principes de cette époque en réalisant une dépression dans le sol afin de circonscrire le salon en sous-bassement. Le canapé est d’ailleurs intégré à même le plancher et presque aucun meuble n’est apparent, afin de magnifier la beauté de la volumétrie et de conserver l’esprit minimaliste recherché.

Table de salle à manger, Bonaldo; chaises, Gabriel Ross; luminaires de la salle à manger Vibia Skan, Sistemalux; foyer central, Ortal; cuisine, Créations de la Sablonnière
Architectes, Stephan Chevalier, architecte-associé principal, Sergio Morales, architecte-associé principal, Julie Rondeau, architecte chargée de projet, Chevalier Morales; entrepreneur, St-Laurent Construction; porte d’entrée en bois, Les portes Alain Bourassa
Photos Adrien Williams












