Shawn Skeir

Se laisser guider par le rythme du pinceau ou par le frottement de la spatule sur la toile, concevoir des tableaux comme des pièces de musique… Le peintre Shawn Skeir parvient à marier subtilement le meilleur de deux arts pour créer des œuvres uniques.

« Je dessine et je peins depuis l’âge de six ans », confie Shawn Skeir. Ce natif de la Nouvelle-Écosse, qui se plaisait tout jeune à croquer sur papier les membres de sa fratrie, a pu acquérir une formation au Nova Scotia College of Art and Design d’Halifax, où il a aussi étudié le design graphique. « Encore dans la vingtaine, j’ai commencé à vendre des oeuvres dans des expositions et j’ai ainsi lentement bâti ma carrière. » Comme plusieurs artistes de la côte est, il s’est déplacé vers Toronto et y a exercé plusieurs métiers, depuis barman jusqu’à chanteur. D’ailleurs, son coeur a longtemps balancé entre musique et peinture. « La musique m’aide encore. Mes performances vocales étaient parfois modifiées par le hasard; c’est pourquoi je laisse souvent mes pinceaux, le fusain ou l’acrylique imposer une forme, une harmonie, ce qui me réserve parfois des surprises. J’entre dans une transe où la gestuelle et le rythme priment. J’écoute très rarement de la musique en peignant; je n’entends que le son produit par les outils contre la toile. »

DNA Landscape No.7 42 x 48
NanaWall
Molteni
Post-Digital Abstraction No.3 44 x 44

Intimidé par la seule idée d’approcher une galerie pour vendre ses oeuvres, Shawn Skeir a pu compter d’abord sur l’appui d’un cercle de connaisseurs à l’affût de ses prestations. Puis, des galeristes comme Vincent Beauchamp, des Galeries d’art Beauchamp, se sont intéressés à ses oeuvres. Bien qu’au cours des années le style du peintre ait évolué, ce dernier demeure toujours conscient de ses racines. « J’ai d’abord été inspiré par les paysages côtiers de Nouvelle-Écosse, que je tente de capter en saisissant des harmonies de couleurs. Puis, je me suis attardé à ma vie, à ma provenance avec la série ADN, où j’incorpore mes émotions aux paysages. » Ce processus s’est complexifié au point où, sur certains panneaux de bois, chacune des séquences renferme son propre microcosme. Comme tout artiste de talent, son évolution se poursuit. Aujourd’hui, le peintre est guidé par un élan plus intuitif. « Les visages et les scènes africaines que je dessine maintenant me ramènent à l’enfance, à des sensations plus primaires. »

Que ce soit dans ses tableaux plus linéaires, tels que ses paysages et sa série ADN, ou dans ses toiles plus récentes hautement fluides, Shawn Skeir a acquis avec les années et l’expérience une maturité et une confiance en soi qui lui permettent de se distancier de sa formation première et de mieux comprendre la réaction des acheteurs face à ses tableaux. « Je vends des oeuvres au Canada, mais aussi à New York et en Californie. Je sais que les gens qui acquièrent mes oeuvres trouvent du réconfort dans mes harmonies de couleurs. »

Weaving Landscape No.26 30 x 40
Sotheby's
C&M Textiles
Montauk
Savaria
DNA Landscape No.17 48 x 48

Shawn Skeir, qui se définit à la fois comme un rêveur et un réaliste, espère pouvoir travailler encore longtemps aussi bien à des oeuvres privées que publiques. Et l’avenir pourrait lui donner raison puisque les offres se bousculent… même en cette année de pandémie.

shawnskeir.com et galeriebeauchamp.com

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