Cet article est présenté par Banque Nationale | Gestion privée 1859
Le projet Humminghill s’inscrit dans la continuité du parcours de ses fondateurs, marqué, entre autres, par l’investissement immobilier et la restauration de propriétés patrimoniales. Lorsque cet ancien domaine de villégiature devient accessible, Maxime Vandal et Richard Ouellette, fondateurs de l’entreprise Les Ensembliers, saisissent rapidement l’occasion. « On voyait tout le potentiel de ce lieu exceptionnel », racontent-ils. C’est ainsi que s’amorce une réflexion commune nourrie par des expériences complémentaires : pour l’un, une sensibilité agroalimentaire développée à la Ferme des Quatre- Temps; pour l’autre, une expertise en conception de grands domaines privés. Humminghill devient alors un canevas commun, un terrain d’expérimentation pour travailler autrement, pour soi, tout en poursuivant des projets pour leurs clients.

À la ferme, la notion d’art de vivre durable irrigue chaque décision. Elle se traduit par une approche holistique où l’architecture, la construction et l’agriculture dialoguent. La maison d’invités (la coach house) certifiée LEED Or, en est l’expression la plus tangible : sobriété énergétique, design réfléchi et choix rigoureux des matériaux témoignent d’un apprentissage exigeant et assumé.
Vivre à la campagne transforme aussi profondément le rapport au monde. L’interdépendance y est bien réelle, les voisins plus éloignés, les services moins immédiats, rendant l’entraide essentielle. « Ici, on comprend vite que rien ne se fait seul », confie Maxime Vandal, évoquant un esprit communautaire qui s’est révélé avec force durant la pandémie. Acheter local, soutenir ceux qui produisent autour de soi et donner un sens concret à la proximité ne relèvent plus du discours, mais s’inscrivent dans le quotidien.
Cette philosophie se reflète aussi dans la manière d’aborder le temps. À la ferme, les activités s’organisent en fonction des saisons et des cycles naturels, ce qui exige adaptation et constance. Cette approche permet de porter une attention particulière aux gestes, aux objets et aux productions. Ici, la recherche du beau ne se limite pas à l’esthétique; elle repose d’abord sur le sens et sur le bien-être qu’il génère.
La biodiversité est au coeur du projet. Seize ruches produisent un miel commercial tout en soutenant les pollinisateurs dans un environnement quasi exempt d’intrants chimiques. Des plantes mellifères sont intégrées au paysage, les pelouses cèdent leur place à des jardins et la faune s’y trouve naturellement. Une érablière complète cette vision, tandis que l’arrivée prochaine de bétail viendra enrichir un système agricole pensé en permaculture, où chaque écosystème contribue à l’équilibre de l’ensemble.
Sur le plan culturel et social, Humminghill s’impose comme un lieu de rencontre et d’inspiration. Capable d’accueillir jusqu’à 150 personnes, la ferme est devenue, selon les voisins, un véritable centre culturel à Bolton- Ouest. On y célèbre, on s’y réunit, on y crée. « On voulait un lieu vivant, ouvert, où les gens peuvent se rassembler et faire émerger des idées », explique Richard Ouellette.
« Les artisans y sont mis de l’avant et soutenus par une approche concrète qui privilégie le préachat d’inventaires, l’accompagnement d’affaires et la création de relations durables », ajoute Maxime Vandal. La ferme accueille aussi des résidences créatives et sert de laboratoire vivant pour différents projets.

La Ferme Humminghill, son apiculteur et certains artisans partenaires apparaîtront dans la deuxième saison de l’émission Karine et la maison jaune, qui sera diffusée à compter du 1er avril sur les ondes de Canal Vie.
Photo de couverture : Richard Ouellette et Maxime Vandal, fondateurs de l’entreprise Les Ensembliers et de la Ferme Humminghill.







