Loin des stéréotypes, la Maison Messika sublime le diamant tout en désacralisant son image afin qu’il devienne une seconde peau et sorte de son écrin au quotidien.


Valérie Messika a grandi dans l’univers du diamant aux côtés de son père, qui est un diamantaire reconnu. « J’ai eu la chance de travailler pour lui, de l’accompagner dans tous ses projets et de le suivre dans tous ses voyages, ce qui m’a permis de bien comprendre son métier et m’a donné le goût d’entreprendre », raconte la fondatrice de la marque d’origine parisienne. Les premières créations attirent d’emblée et elle décide de proposer des prix accessibles pour des diamants – tout au plus 3 000 euros – afin que les femmes se les offrent elles-mêmes, comme elles le font pour un vêtement ou un bel accessoire de mode. « Je voulais célébrer la femme libérée, la sublimer en proposant une marque qui n’est pas intimidante pour lui donner confiance en elle avec quelque chose de nouveau. »
La créatrice n’hésite pas à briser les codes traditionnalistes de l’industrie en donnant l’envie et la possibilité à chacune de porter des diamants en étant à l’aise, aussi bien en joaillerie qu’en haute joaillerie. Cette notion de bien-être est fondamentale et c’est en ce sens que ses pièces sont imaginées.

Ses recherches sont incessantes et elle repousse toujours les limites, estimant que l’on continue d’apprendre tout au long de sa vie. Cela dit, elle écoute aussi énormément son instinct. « J’aime suivre mes intuitions, que ce soit pour la vision et l’évolution de la maison ou pour mes créations. J’aime m’inspirer des environnements qui m’entourent, des personnes que je rencontre, de la nature… et surtout des femmes! »
Visionnaire, elle considère la féminité comme l’un des piliers de ses réalisations, mais offre également désormais des bijoux pour hommes. « Nous assistons depuis quelques années à l’émergence d’une société qui brise les codes et les stéréotypes des genres. Plus de contraintes, juste une envie de porter des bijoux, sans jugement, pour les hommes comme pour les femmes. Pour moi, le bijou doit être pensé au-delà du genre; cette année, par exemple, j’ai lancé deux nouvelles collections mixte, So Move et Move Link. »

Les égéries de la Maison Messika témoignent aussi de son style singulier. « Les visages de notre campagne actuelle sont Kendall Jenner et Alton Mason. J’ai eu le coup de foudre pour Kendall l’année dernière, et comme j’ai adoré notre collaboration, j’ai décidé de renouveler l’expérience. Elle incarne parfaitement les valeurs de notre maison, soit une féminité assurée et assumée. » Valérie s’est donc inspirée de son univers californien et de son goût pour les grands classiques américains en tournant sa campagne dans le désert de Palm Springs. Alton Mason y joue le rôle masculin principal. « Mannequin et danseur, il représente bien l’homme moderne et libre de la maison », conclut-elle.











