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Nikka : l’histoire d’un whisky entièrement japonais

Titre original: Nikka Whisky

La quintessence du whisky

L’origine du whisky remonte à des temps immémoriaux et, pour la plupart des gens, elle est intimement liée aux paysages sauvages et au climat rigoureux de l’Écosse. Mais ce merveilleux élixir n’est pas resté longtemps terré dans ses contrées d’origine. Rapidement, la popularité du whisky s’est répandue à travers l’Europe, l’Amérique et l’Asie. Il ne faut donc pas se surprendre de l’engouement mondial pour sa consommation et l’intérêt des producteurs de tout acabit pour la fabrication de cette eau-de-vie au caractère forgé par l’histoire des seigneurs d’Écosse.

L’histoire la plus fabuleuse est liée à celui qu’on appelle le père du whisky japonais, Masataka Taketsuru. Profitant du premier passage en sol québécois des représentants de la célèbre maison, nous avons décidé de vous faire découvrir cette distillerie hors de l’ordinaire.

Diplômé du collège Osaka Technical et détenteur d’une licence de brasseur, Masataka occupe dès sa 22e année un emploi prestigieux chez Settsu Shuzo Company, une entreprise qui produit du saké. En 1917, il découvre un spiritueux jusqu’ici inconnu des Japonais. Y voyant un intérêt particulier, il décide avec l’accord de ses supérieurs de se rendre en Écosse afin d’en apprendre plus sur le whisky. Un an plus tard, il quitte son Japon natal pour s’installer là-bas et se lancer à la découverte des secrets de la fabrication de cette eau-de-vie.

    La grande gignolée des médias

C’est en 1920 que le couple quitte l’Écosse pour retourner au Japon avec l’idée de créer la première distillerie 100% japonaise.

Dès son arrivée en Écosse, il s’inscrit en chimie à l’université de Glasgow. Rapidement, il se lie d’amitié avec plusieurs artisans qui oeuvrent dans les distilleries du pays. Les deux années suivantes lui permettront d’entrer comme apprenti à la distillerie Longmorn, puis chez James Calder et finalement à la distillerie Hazelburn.

Amoureux du whisky, de l’Écosse et de ses traditions, Masataka tombe sous le charme de Jessie Roberta Cowan, une Écossaise d’origine qui deviendra sa femme et avec qui il passera le reste de ses jours. C’est en 1920 que le couple quitte l’Écosse pour retourner au Japon avec l’idée de créer la première distillerie 100 % japonaise. À son retour, la récession qui suit la Première Guerre mondiale ne lui permet pas de réaliser son ambitieux projet. Malgré l’adversité, il passera les vingt années suivantes à tout faire pour réaliser son rêve. À force de ténacité et d’ingéniosité, il finit par lancer le tout premier whisky japonais en 1940. À partir de ce moment, la distillerie se taillera une place de choix dans le coeur des amateurs et des critiques.

Depuis sa fondation, l’entreprise a beaucoup évolué et l’expertise développée au fil des ans est maintenant reconnue internationalement. Depuis 2015, chaque année apporte son lot de prix et de reconnaissances de la part des plus hautes instances en la matière. À titre d’exemple, Nikka Whisky a remporté coup sur coup le titre du meilleur blended whisky au monde, avec le Taketsuru Pure Malt 17 ans d’âge en 2018 et le Taketsuru Pure Malt 25 ans d’âge en 2019. Au rythme où vont les choses, il ne serait pas étonnant que la planète whisky soit balayée par une vague de fond nippone qui obligera bien des producteurs « classiques » à revoir leurs méthodes afin de rivaliser avec le génie de Nikka.

nikka.com

Nikka Whisky – e-mag

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