Photos Maxime Brouillet
Située à proximité de Montréal, cette maison sise sur un terrain atypique est traversée par la lumière du jour jusqu’au lac et donne l’impression de se trouver en pleine nature.


Martine et Vincent Christ ont acheté ce terrain sur lequel se trouvait une demeure ancienne en mauvais état dans l’idée de la remplacer par une résidence contemporaine lumineuse. « On a vécu en Australie dans une maison construite sur un terrain très allongé, alors on arrivait facilement à imaginer quelque chose qui s’intègre bien », précise le propriétaire.
Très impliqué dans le projet, le couple et leur fils ont réalisé cette superbe autoconstruction, suivant le design des architectes Marie-Claude Hamelin et Loukas Yiacouvakis de la firme yh2. « On avait préparé une petite maquette en pâte à modeler où l’on voyait déjà le principe du balcon, et on a demandé à Loukas de créer un concept sans transition entre l’intérieur et l’extérieur, ce qui signifiait beaucoup de vitrage », ajoute-t-il. Les autres critères désirés concernaient surtout l’optimisation de la lumière naturelle et de la vue sur le lac. « Les objectifs d’une maison passive faisaient aussi partie intégrante de la conception en combinant l’orientation sud, la dalle de béton et le système de géothermie », precise Vincent Christ.


Les architectes ont donc conçu un plan avec des modules en enfilade. Le premier, en briques, inclut le garage, l’entrée ainsi que les chambres des enfants et des invités. Le deuxième sert de transition spatiale entre les deux bâtiments principaux; plus étroit, il comprend l’escalier et est circonscrit par deux jardins intérieurs. Le troisième volume, recouvert de crépi blanc, accueille quant à lui les pièces de vie au rez-dechaussée et les espaces privés des maîtres à l’étage supérieur.
Loukas Yiacouvakis explique que le passage translucide permet de marquer un temps de pause agréable dans la déambulation sur les deux niveaux. À l’étage supérieur, le plafond surplombant la passerelle est composé d’aluminium perforé rétroéclairé qui s’illumine comme un ciel étoilé dans l’obscurité. De là, on peut admirer le salon, qui bénéficie d’une double hauteur de plafond tempérée par celui de la cuisine, plus bas et travaillé en facettes aérodynamiques. Ces jeux de hauteur dynamisent l’espace, tandis que des touches de bois réchauffent l’atmosphère de cette maison blanche d’esprit bord de mer.

La vue est imprenable quel que soit l’endroit où l’on se trouve à l’intérieur, mais dans les pièces communes, les gigantesques panneaux vitrés ouvrant complètement sur l’extérieur offrent un panorama époustouflant. « On est absorbé par le paysage, et c’est pour cette raison que la maison s’appelle Les longues vues. Aussi, il n’y a pas de frontière visuelle entre l’eau de la piscine et celle du lac », note l’architecte.
Les arbres ont été soigneusement conservés, et certains d’entre eux jouent un rôle essentiel pour ce qui est du confort intérieur. En effet, leur feuillage procure une ombre bienfaisante en été, tandis qu’à la saison froide, les feuilles sont tombées et le soleil entre à flots dans la maison. Du patio verdoyant à la vue sur le lac, la nature abonde. Les hôtes peuvent en jouir au maximum, y compris de leur chambre, prolongée par un balcon. Bien pensé, ce dernier couvre une partie de la terrasse, la protégeant ainsi du soleil ou de la pluie afin d’en profiter en tout temps.
Photo de couverture : Architectes, yh2, Yiacouvakis Hamelin, architectes.














